Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a reçu hier deux délégations du Akkar et de Tripoli venues le remercier pour les visites qu’il a effectuées dans leurs régions respectives.
La délégation du Akkar était conduite par le mufti Zeid Zakariya et comprenait un grand nombre de cheikhs de cette région. Elle était accompagnée du l’évêque maronite de Tripoli, Mgr Georges Abou Jaoudé, et de plusieurs prêtres.
S’adressant au patriarche, cheikh Zakariya l’a notamment remercié d’être venu à Tripoli présenter ses condoléances aux familles des victimes de l’attentat dont certaines étaient originaires du Akkar. Il s’est félicité de ce que Mgr Raï et le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, « resteront une garantie pour le Liban, en dépit d’une éventuelle montée de l’intégrisme ». Il a mis l’accent sur le rôle que les hommes de religion peuvent jouer pour « faire encourager la modération », avant d’appeler à faire prévaloir « la fraternité, la paix, l’espoir et la stabilité en dépit de l’extrémisme politique qui paralyse le pays et bloque la formation d’un gouvernement ». Cheikh Zakariya a en outre plaidé pour la préservation de la coexistence.
S’adressant au patriarche, cheikh Zakariya l’a notamment remercié d’être venu à Tripoli présenter ses condoléances aux familles des victimes de l’attentat dont certaines étaient originaires du Akkar. Il s’est félicité de ce que Mgr Raï et le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, « resteront une garantie pour le Liban, en dépit d’une éventuelle montée de l’intégrisme ». Il a mis l’accent sur le rôle que les hommes de religion peuvent jouer pour « faire encourager la modération », avant d’appeler à faire prévaloir « la fraternité, la paix, l’espoir et la stabilité en dépit de l’extrémisme politique qui paralyse le pays et bloque la formation d’un gouvernement ». Cheikh Zakariya a en outre plaidé pour la préservation de la coexistence.
À son tour, Mgr Raï a invité les responsables à prendre conscience de la gravité de la situation au Liban et à s’empresser de former un gouvernement « qui rassemblerait toutes les parties et qui serait à la hauteur des défis auxquels le Liban est confronté à tous les plans ». Après avoir exprimé le souhait d’un règlement pacifique au Moyen-Orient, le patriarche a attribué les remous dans la région à « des interventions occidentales dont l’objectif est de montrer que les communautés religieuses ne peuvent pas coexister en Orient ». « L’Occident œuvre pour un choc des religions, des civilisations et des cultures », a-t-il poursuivi, en estimant que le printemps arabe a été « déformé ». « Les mouvements populaires spontanés lancés pour réclamer des réformes ont cédé la place à des mouvements intégristes », a-t-il regretté. Il a aussi exprimé l’espoir que la crise au Liban restera politique et « ne se transformera pas en crises communautaires ou sectaires ».
La délégation de Tripoli était composée du vice-mufti de la ville, cheikh Mohammad Imam, des cheikhs Majed Darwiche, Houssam Bsat et Bilal Baroudi, ainsi que du bâtonnier du Liban-Nord, Michel Khoury, et de plusieurs notables de la ville.
La délégation de Tripoli était composée du vice-mufti de la ville, cheikh Mohammad Imam, des cheikhs Majed Darwiche, Houssam Bsat et Bilal Baroudi, ainsi que du bâtonnier du Liban-Nord, Michel Khoury, et de plusieurs notables de la ville.
L'orient le jour